ComUniTIC : séminaire PragmaTIC, séance 6, « Résistances aux TIC »

Publié le 19 février 2013 Mis à jour le 1 avril 2014
le 18 mars 2013

En réaction aux bouleversements liés à la généralisation des TIC, se développent des pratiques de résistance pour tenter de conserver contrôle et maîtrise ou pour proposer une alternative à un modèle déjà naturalisé...

Les outils de communication relient à des personnes et à des univers, renvoient à des identités variables, personnelles, professionnelles... La généralisation des TIC conduit fréquemment l’individu à endosser des rôles qu’il pouvait, sans eux, plus aisément séparer, cantonner à des contextes et moments particuliers. Ces frontières tendent à disparaître, générant des tensions nouvelles entre des identités parfois difficiles à concilier. Cette généralisation conduit également l’individu à re-présenter ses mondes en opérant un cadrage souvent partiel et orienté.
D’un point de vue relationnel, la possibilité d'être toujours ou presque en contact alimente le fantasme de relations qui continuent de vivre malgré les moments d'absence. Les ressources (affectives, cognitives, temporelles...) dont disposent les acteurs pour combiner et articuler ces engagements multiples sont pourtant limitées. D’où la pression qui se fait immanquablement sentir quand ils rentrent en concurrence ou en conflit.
En réaction à ces bouleversements se développent alors des pratiques de résistance pour tenter de conserver contrôle et maîtrise ou pour proposer une alternative à un modèle déjà naturalisé. Se couper totalement de ces outils semble impossible tant ils sont présents dans l'ensemble de nos activités quotidiennes. Quels sont alors les moyens envisageables et mis en œuvre pour tenter de concilier opportunités et risques associés aux TICS ? Quelles sont les critiques audibles dans l’espace publique et affichée pour contester ce modèle ?