Structurations des Mondes Sociaux


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Les séminaires SMS

Le labEx dispose de plusieurs séminaires : 



L’espace des sciences sociales est un séminaire interdisciplinaire organisé depuis 2008 par des chercheurs des universités toulousaines. En 2012, le séminaire devient le séminaire transversal du Labex SMS (Structuration des mondes sociaux), dont il constitue l’espace central de réflexion épistémologique. L’objectif du séminaire est de réfléchir collectivement sur les contours et les contenus des « sciences humaines et sociales », à partir du postulat selon lequel celles-ci ont des spécificités qui sont liées : 1) à celles de leur objet, des êtres pensants, qui racontent des histoires ; 2) à la proximité entre les chercheurs et leurs objets, proximité qui permet l’usage de moyens de recherches particuliers comme l’immersion ou l’empathie ; 3) aux particularités des formes de déterminisme et de prévisibilité qu’elles peuvent mettre en œuvre (absence de « lois » similaires à celles de la physique par exemple) ; 4) au rapport particulier qu’elles entretiennent avec le politique (au sens large). Chaque année, des thèmes, des questions méthodologiques, des objets sont choisis et discutés de façon collective par des chercheurs représentant différentes sciences sociales au sein des laboratoires toulousains. 


Depuis le début des années 2000, le développement croissant des Humanités Numériques (Digital Humanities) permet de revisiter un grand nombre de documents (sources) qui sont à la base des recherches en histoire. L’ « informatisation » de ces sources, par la construction de vastes bases de données, ouvre la porte à l’utilisation de méthodes automatiques ou semi-automatiques d’analyse qui dépassent, dans leur ampleur et leur diversité, les travaux précurseurs menés dès la fin des années 70, en particulier en histoire quantitative. 
 
C’est dans ce cadre que les concepts et outils qui relèvent de l’analyse des réseaux sociaux (Social Network Analysis, SNA) ont commencé à être utilisés, apportant une lecture souvent nouvelle, méso- ou macroscopique, des données relationnelles contenues dans les sources. Si l’intérêt de ces nouvelles approches apparaît bien dans plusieurs études, un certain nombre de questions se posent pourtant quant à la manière d’intégrer au mieux ces nouvelles méthodes dans la démarche de recherche de l’historien ou de groupes interdisciplinaires travaillant dans une perspective historique.
 
Le programme transversal interdisciplinaire intitulé « Modélisations des Réseaux en Histoire» (MOREHIST) que nous lançons a pour objet d’aborder ces différentes questions d’abord sous la forme de quatre journées thématiques organisées en 2015, largement ouvertes aux étudiants et laissant une grande place au débat.





Dans cet atelier seront discutées et enseignées d’une part les approches classiques de l’analyse des réseaux sociaux (réseaux personnels, réseaux complets), avec l’appui des modèles et logiciels les plus actuels (PAJEK, SIENA) et d’autre part des approches innovantes spécifiquement développées par les chercheurs du projet : les méthodes mixtes permettant d’analyser les chaînes de relations mobilisées (Grossetti, Barthe, Chauvac, 2011), les méthodes d’analyse des réseaux scientifiques à partir d’entretiens sur les citations (Milard, 2011) ; les modèles multi-agents appliqués à l’analyse des réseaux sociaux (Cazabet, Amblard, Hanachi, 2010).




Ce séminaire présente les travaux des chercheurs, doctorants et post-doctorants de l’équipe sociologie au sein de l’axe « Innovation et savoirs : réseaux, médiations, territoires » du LISST. Il accueille également des chercheurs d’autres équipes qui travaillent sur des thématiques proches et amène à des discussions croisées. Il est ouvert à toute personne intéressée par les questions abordées.



Ancien séminaire

 

 

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