Séminaire du LRA : Nouvelles proximités

Publié le 12 octobre 2021 Mis à jour le 12 octobre 2021
du 12 octobre 2021 au 10 juin 2022
un vendredi par mois de 12h00 à 14h00
En ligne
Plutôt que de s’occuper de ce qui sépare, plutôt que de nous focaliser sur les distances qui s’allongent ou sur les murs qui se dressent entre les personnes, les collectifs, les organisations et les territoires, le séminaire propose de s’intéresser à ce qui rapproche. Il explore l’hypothèse des nouvelles proximités pour contribuer à réfléchir des mondes en mutation rapide. L’expression désigne généralement “la Situation d’une chose qui est à faible distance d’une autre chose ou de quelqu’un, de deux ou plusieurs choses qui sont rapprochées” (CNRTL).
Les proximités dont nous parlons sont multiples. Elles sont spatiales et se mesurent en mètres, en kilomètres mais aussi en secondes ou en heures. Elles sont sociales comme celles qui permettent de “faire groupe” et rapprochent des personnes pourtant séparées par des centaines de kilomètres. Elles sont culturelles, mais aussi cognitives, quand elles permettent de dialoguer facilement. Elles sont numériques quand les technologies de l’information et de la communication autorisent des échanges en temps réel. Nouvelles, car les proximités sont en pleine recomposition avec la crise sanitaire qui a produit un autre rapport au temps et à l’espace, celui du confinement, du couvre-feu, des interdictions de sortie, du ralentissement obligatoire et de la redécouverte des activités lentes mais aussi des pressions inédites de nos budgets espace-temps.

L’ensemble de ces transformations induit des interrogations sur l’agitation et l’accélération, l’ici et l’ailleurs, mais aussi sur le sens du temps long et sur le besoin de se projeter à nouveau malgré l’incertitude. Ces questionnements sur le rapport au temps, au présent, au passé, au futur préexistaient. La crise les a ravivés tout en pointant l’importance et le caractère pluriel des proximités. “Nouvelles proximités” donc comme celles à l’œuvre dans les nouveaux agencements du temps et de l’espace, que nous proposons d’observer et de documenter. Nouvelles proximités des activités et des acteurs dans des tiers lieux, des friches, des “lieux infinis” où naissent de nouvelles énergies. Nouvelles proximités également comme celles mises en avant autour de figures mobilisatrices comme celles à échelle humaine de “la ville du 1/4 d’heure”, “le territoire de la 1/2 heure”, du “village” retrouvé, de la “ville moyenne” ressuscitée. Nouvelles proximités pour imaginer nos façons de vivre ensemble et d’habiter autrement la terre demain. Nouvelles proximités qui rassemblent des acteurs en résistance dans les ZAD ou sur les ronds-points, celles qui permettent l’émergence de lieux inédits, de modes de vie parfois en marge. Proximité comme celles entre l’humain et le reste du vivant. Proximités comme ces convergences d’approches entre individus sur des choix de société liés notamment à la transition écologique. Proximité comme celles qui nous poussent à défendre encore et toujours l’idée de la ville comme lieu de maximisation des interactions.

“Nouvelles proximités” donc comme celles à l’œuvre dans les nouveaux agencements du temps et de l’espace, que nous proposons d’observer et de documenter. Nouvelles proximités des activités et des acteurs dans des tiers lieux, des friches, des “lieux infinis” où naissent de nouvelles énergies. Nouvelles proximités également comme celles mises en avant autour de figures mobilisatrices comme celles à échelle humaine de “la ville du 1/4 d’heure”, “le territoire de la 1/2 heure”, du “village” retrouvé, de la “ville moyenne” ressuscitée. Nouvelles proximités pour imaginer nos façons de vivre ensemble et d’habiter autrement la terre demain. Nouvelles proximités qui rassemblent des acteurs en résistance dans les ZAD ou sur les ronds-points, celles qui permettent l’émergence de lieux inédits, de modes de vie parfois en marge. Proximités comme ces convergences d’approches entre individus sur des choix de société liés notamment à la transition écologique. Proximité comme celles qui nous poussent à défendre encore et toujours l’idée de la ville comme lieu de maximisation des interactions.

Le séminaire est organisé autour de séances en ligne de deux heures soit une heure d’exposé et une heure d’échanges.

Programme
 
  • 12 octobre 2021, Vincent Kaufmann
  • 26 Novembre 2021, Claire Pelgrims, urbaniste
  • 3 Décembre 2021, Patrick Bouchain, architecte, urbaniste
  • 14 Janvier 2022, Pia Fontana, Michel Mayorga, architectes 
  • 25 Février 2022, Boris Beaude, géographe
  • 18 Mars 2022, Chris Younes, Philosophe
  • 8 Avril 2022, Caroline Gallez, urbaniste
  • 6 Mai 2022, Maud Le Floch, urbaniste et artiste
  • 10 Juin 2022, André Torre, Economiste

Lien de connexion : https://www.youtube.com/watch?v=TIA9x1OXSIw

Inscription et programme en ligne https://www.eventbrite.fr/e/billets-seminaire-nouvelles-proximites-173555086937