Laboratoire Junior : Faire savoir(s) ce(ux) qui circule(nt)

Le Laboratoire Junior Labex SMS “Faire savoir(s) - Ce(ux) qui circule(nt)” a pour vocation de créer un espace de réflexion pour de jeunes chercheur-e-s , dans une perspective pluridisciplinaire :
 

  • Anthropologie des savoirs et de la mémoire
  • Sociologie des réseaux et des parcours de vie
  • Histoire des intellectuels.

 
Nous interrogeons les savoirs, la circulation des savoirs et l’échelle individuelle, et proposons la notion de “parcours de connaissances”. Ce dernier est envisagé comme le rapport de l’individu au savoir et à sa circulation, comme son action singulière de collecte, d’utilisation, de modification et de transmission du savoir, au cours de sa vie. L’individu, détenteur/passeur de savoir, est ainsi étudié dans son parcours, dans sa trajectoire, “en train de se faire”.

Les axes de recherche

 

Le laboratoire a centré ses recherches autour de 2 axes :

Fabriquer les temporalité


A partir de questions mémorielles, cet axe traite plus particulièrement des (re)configurations qui en découlent à travers l’observation d’espaces significatifs (lieux de mémoire, lieux imaginés, etc.).  Nous nous intéressons particulièrement à la notion de descendance et de la fabrique de la mémoire à l’échelle individuelle.
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Métiers du savoir


Dans quelles mesures le parcours des personnes qui exercent un métier lié à la transmission de savoirs et leur position d’entre-deux s’articulent avec la médiation et la passation qu’ils font d’un savoir ?

Comment leur appartenance sociale, leur condition ou leur histoire personnelle, modèlent leurs traits de médiateurs, de passeurs, et leur manière de faire société ?

Les porteurs du projet

Anouk Delaitre
 
Doctorant en anthropologie sociale, quatrième année, Université Toulouse – Jean Jaurès, LISST UMR 5193

Dans un contexte d’affirmation de pratiques collaboratives et de l’impératif de restitution, Anouk Delaitre (LISST-CAS) mène, en majeure partie au Muséum de Toulouse, une ethnographie comparative de mises en ligne de collections d’ethnographie issues de l’Amazonie brésilienne en interrogeant la prise en compte des savoirs reliés et ce que leurs diffusions soulèvent.
 
Lora Labarère

Doctorant en anthropologie sociale, quatrième année, Université Toulouse – Jean Jaurès, LISST UMR 5193
 

A travers l'ethnographie d’Argentin.e.s et d’Uruguayen.e.s se réclamant originaires du Sud-ouest de la France, Lora Labarere (LISST-CAS) documente dans sa recherche les moyens utilisés par ces descendant.e.s pour reconstituer une mémoire post-migratoire tout en interrogeant les effets d’une telle mise en avant de cette mémoire valorisée et valorisante à la fois sur les personnes et dans les sociétés argentines et uruguayennes.

Audrey Rousseau

Doctorante en anthropologie sociale/sixième  année, Université Toulouse – Jean Jaurès, CERTOP UMR 5044
 

A l’île Maurice, Audrey Rousseau (CERTOP) interroge la manière dont se transmettent des perceptions, des représentations, des discours ayant pour objet l’esclavage et l’engagisme. Au-delà de mémoires se forgeant à des échelles larges (institutionnelle, nationale, transnationale, internationale), il s’agit également de questionner leurs usages ordinaires à travers des histoires singulières de descendants d’esclaves et d’engagés mauriciens.

Coralie Razous

Doctorante en histoire, 5ème année, Université Toulouse – Jean Jaurès, FRAMESPA UMR 5
 

Coralie Razous (FRAMESPA) étudie deux Péruviens, José de la Riva-Agüero et Francisco García Calderón, vivant en Europe (France, Italie, Espagne) dans les années 1920, sous l’angle de l’histoire des intellectuels (quel statut social : intellectuels ou érudits de salon ? Quelle identité d’exilés et entre les lieux, Europe et Amérique ?) et de l’histoire intellectuelle (incarnent-ils des créateurs/passeurs d’idées politiques ? Quelle circulation transatlantique de ces idées ?).

Le séminaire doctoral

“Parcours de connaissances”, histoires singulières, circulations des savoirs : enjeux, outils et méthodes.

Février - Juin 2022 - Maison de la Recherche - Université de Toulouse 2 Jean Jaurès
 

Ce séminaire a pour vocation d’explorer la question du savoir en interrogeant les logiques qui l’entourent, ses modalités de production, les configurations sociales de sa réception, les supports de sa circulation et les modifications apportées au savoir du fait-même de sa circulation.

Il organise les réflexions autour de :

  • La constitution et les modes d’acquisition des savoirs. Comment se constituent-ils ? À partir de quoi ? De qui ? Comment les collecte-t-on ?
  • La catégorisation et l’organisation des savoirs. Comment sont-ils triés, hiérarchisés, légitimés, discrédités ? Selon quels critères ?
  • Les enjeux de diffusion et les modes d’éditorialisation des savoirs. Comment et avec quelles intentions ces savoirs sont-ils diffusés ? Comment sont-ils exposés, mis en scène, mis en récit, valorisés ? À quelles fins ? A l’inverse, sont-ils omis, oubliés, cachés…?
 

Ce séminaire a pour intention de susciter une réflexion interdisciplinaire, épistémologique et méthodologique autour du “savoir”, de la “circulation”, de “l’échelle individuelle” à l’aune de “parcours de connaissance”. Les chercheur-e-s réuni-e-s proposeront de les examiner et de s’en saisir au regard de leur discipline et de leur(s) thématique(s) de recherche pour permettre un éclairage réflexif sur la manière dont elles et ils font appel à ces notions tout en soulignant les contours conceptuels et la portée épistémologique de leurs usages dans un contexte spécifique.

Certaines thématiques pourront être abordées telles que les métiers du savoir, la temporalité dans le parcours de connaissance ou les échelles de la circulation des savoirs (transnationale, internationale, nationale, locale, etc.).