Mondes ruraux et interactions avec l’urbain

Animateurs

Danielle Galliano, Michael Pouzenc, Julien Rebotier, Géraldine Froger
   

Présentation

L’opération « mondes ruraux » (2012-2019) a montré l’intérêt de repenser les travaux sur le rural dans une perspective plus globale, en considérant qu’ils se trouvent au cœur de transformations profondes des mondes contemporains avec le changement climatique, les évolutions des modes de production agricole et les interactions avec les mondes urbains.

L’objectif est de mettre l’accent sur l’analyse des recompositions à l’œuvre à l’échelle de l’agriculture, des territoires et des systèmes alimentaires et celle des dynamiques territoriales nouvelles hybridant l’agricole et l’urbain, la ville et la campagne. L’enjeu est d’étudier les dynamiques socioéconomiques des mondes ruraux et les voies diversifiées par lesquelles notre société cherche à renouveler ses ruralités, entendues comme ses rapports productifs à la nature, indissociables de rapports sociaux et culturels.

Sur le plan à la fois scientifique et sociétal, sont particulièrement fortes les questions environnementales qui portent sur la construction des services éco-systémiques, la qualification et gestion des ressources « naturelles » et, plus largement sur les processus de transition agro-écologique qui impliquent à la fois un repositionnement permanent des formes d’agriculture face aux attentes de la société et une coexistence des modèles agricoles sur les territoires.

Comme dans les autres opérations du Labex, la question du numérique est centrale dans ses façons de contribuer à l’innovation (sociale, technique, organisationnelle) et d’animer les transformations des modèles agricoles et des logiques d’usages qui portent les espaces ruraux et leurs interactions à l’urbain. Cette opération s’appuiera sur les concepts centraux du Labex, de réseau, de dispositif et de territoire pour saisir les différentes facettes de ces transformations à l’œuvre dans les territoires et les filières autour des notions de transition, de coexistence et de circularités. Elle s’appuie également sur la conviction que l’approche territoriale est essentielle pour appréhender comment les acteurs se saisissent des moteurs du changement.